Mille Ans

Baudelaire a dit : « j’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans. »


Essentiel à la théorie de la connaissance est le processus de la « réminiscence ». En effet, ce monde des essences, des réalités transcendantes, nous l’avons déjà connu, c’est ce monde des « choses du ciel » où, dans les temps lointains, nos âmes côtoyaient les dieux. Il s’agira donc pour nous de nous « ressouvenir » de ce que nous avions oublié.

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Mille ans avant ma naissance; Mon âme fût créée
Elle vint à ce monde; mille ans après

Mon âme retrouva sa sœur dix siècles auparavant;
Après, mon cœur est devenu amant.


Demain mon âme sera libérée
de sa solitude .. de sa langueur..
Demain mon âme sera perchée,
sur ma levre penchée
vers la tienne m'offrant sa liqueur..
Ô toi que j'attendais, mon âme soeur,
libère la mienne.
Lave la avec ta sueur,
défais toutes ses chaines..

Mon corps n'est que la gangue de mon âme,
sans ta présence.
De grâce, brise la, consume la avec ta flamme,
implantes y ta semence ..
Souffles y la vie avec ta verve de femme.
Enivre la de ta quintessence...

Jusqu'à ce que le chapitre des mânes s'entame,
Pour une renaissance.

L'ange de la mort ne récitera pas l'épithalame
Du mariage de nos essences..
Car dans les trames de nuages, nos âmes rament
En oubliant la jouissance :
Oblation de l'éternité et ultime sésame.

 

coécrit avec MayDay

« Eternel fœtus sans nombril »



Mère ; tes jolis seins n’allaitent qu’un saint

Qui goutera à ton lait sera à jamais, sain ;

Sa clarté est à l’origine de nos nobles desseins

Sa blancheur est l’encre -même- du destin.


A moi un verre de ton eau bénigne, sers-moi !

Que je meurs d’innocence ! Que je sois !

Prends-moi dans tes douces vagues, serre-moi !

Dans ton utérus mécène-tuteur, Que je me noie !


Oh Mère force ! Qu’il t’est propre et fort ton nom !

Dis-moi, comment être, comment devenir grand ?!

« Évite les grands ‘’OUI‘’, Armes-toi de petits ‘’non’’ ;

Cherches la Lumière, mais ni le Noir ni le Blanc. »

Alea jacta est


«J’aimais un ange et un démon. »

« J’ai deux amours- de réconfort et de désespoir. » Shakespeare


La raison a perdu tout bon chemin,
Le cœur éperdu, vomit son chagrin
L’œil désire pleurer, défaut de larmes ;
Le regard y meurt enterrant son charme.
Sans maman, tante ou amante –orphelin-
Leur amour avorté ; avance vers le déclin.

Demain, lui aussi devra faire le deuil

De cette passion dérangée qui déraille ;
Ses souvenances meubleront son cercueil
Dans un moment digne de funérailles.

Le Beau, Le Bon, Le Vrai

Le Beau n’est pas toujours Bon. Le Bon n’est pas toujours Vrai. Le Vrai n’est pas toujours Beau.


J’aimerai devenir mon élu de Roi
Accompli, que je sois un meilleur moi ;
Et que le Beau soit mon ultime choix,
Que le Bon comble tous mes doits
Que le Vrai soit mon unique voie
Que la Sagesse soit ma belle voix
Que Justesse fasse le détour de mes lois
Et que Paix et Amour couronnent ma foi
Hélas ! Dans mes rêves, je me noie
Mon songe est un mensonge, car je vois
« République » de Platon entre deux doigts,
Ainsi la soie paraît comme la matière de soi
Certes, on ne peut pas tout avoir à la fois.

Ombre et Lumière

Lumière dit à l’ombre : « la vie n’est belle, que la nuit

Je l’aime quand elle me prend dans ses ailes, à l’oubli

Je la hais quand elle me laisse derrière elle, et m’oublie

Je me lasse, je fais un excès de zèle et je meurs d’ennui. »


La pénombre lui souffle alors : « C’est l’abîme des non-voyants

Et la prière des visionnaires y trouve son temps.

Fidèle aux fidèles mais tel le miroir des pharaons ;

(Bâtards) Tyrans et pions s'y voient comme des paons. »


« I hate myself I want to live. »


Je serai perdant, je serai vainqueur

La vie est le chant, de tous les cœurs

La mort est le vent, qui emporte ce chœur.


Je serai perdant, je serai vainqueur

Oser dire non, aux jolies fleurs

C'est récolter un champ, semé de labeur.


Je serai perdant, je serai vainqueur

A jamais sera long, le fil des heures

Comme il fût lent, le moment des pleurs

Demain, serait un temps d’aimer la peur.



Suicide Involontaire

Je ne veux plus fumer d’amour. C’est du suicide involontaire. Je renonce aux faux espoirs et je dénonce ma mauvaise foi.



Vieilles flèches, à la recherche de gibier

Proies fraiches, attendent leur gibet.


Seules les âmes sensibles sont cibles de Cupidon,

Toutes touchées au cœur, blessé au front

Mais immunisé par la foudre contre le temps

Ainsi, résister aux tentations est devenu un don.


Pêche à l’homme, chasse à l’âme

Maison de pommes, faim de femmes

Cœur en feu, âme en flemme

Corps rendu, esprit en lame,

Dieu existe, mais à qui le blâme ?!