Quitte ou Double I

J’étais chez l’antiquaire

Là ou j’ai laissé trainé ma prière

Pour chercher une salive, au fond des bières

Et même si j’en retrouve toute une mer

Son gout m’est devenu amer.

Jamais deux sans trois, le destin est impair

J’attends toujours qu’il me sert

Le regret, comme dessert

Pour entamer cette maudite ère.

Entre moi et mon rêve, une barrière

Un mur que j’ai construit moi même, pierre par pierre

Mon esprit confus, mon âme fatiguée de guerre

Le tout mélangé dans une seule sphère

Dans laquelle erre l’amour, qui asphyxie l’air

Une vie vide avide, le paradis du désert.

Mais que faire à part refaire,

Tourbillonner la langue et se taire ?

Un autre pas, en avant ou en arrière ?

La raison, a raison d’être fière

Car seuls les chiens suivent leurs flairs

Mais, lequel est le chemin le plus clair ?

...

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