« Eternel fœtus sans nombril »



Mère ; tes jolis seins n’allaitent qu’un saint

Qui goutera à ton lait sera à jamais, sain ;

Sa clarté est à l’origine de nos nobles desseins

Sa blancheur est l’encre -même- du destin.


A moi un verre de ton eau bénigne, sers-moi !

Que je meurs d’innocence ! Que je sois !

Prends-moi dans tes douces vagues, serre-moi !

Dans ton utérus mécène-tuteur, Que je me noie !


Oh Mère force ! Qu’il t’est propre et fort ton nom !

Dis-moi, comment être, comment devenir grand ?!

« Évite les grands ‘’OUI‘’, Armes-toi de petits ‘’non’’ ;

Cherches la Lumière, mais ni le Noir ni le Blanc. »

Alea jacta est


«J’aimais un ange et un démon. »

« J’ai deux amours- de réconfort et de désespoir. » Shakespeare


La raison a perdu tout bon chemin,
Le cœur éperdu, vomit son chagrin
L’œil désire pleurer, défaut de larmes ;
Le regard y meurt enterrant son charme.
Sans maman, tante ou amante –orphelin-
Leur amour avorté ; avance vers le déclin.

Demain, lui aussi devra faire le deuil

De cette passion dérangée qui déraille ;
Ses souvenances meubleront son cercueil
Dans un moment digne de funérailles.